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mercredi 28 décembre 2011

Vacances au Vietnam... Île de Con Son

Bon, faut dire que j'avais envie de quitter la foule... Et là, sur cette petite île au sud de Saigon, comme l'appelle encore car... Ho Chi Mihn, semble le nouveau nom que personne n'utilise ici, visiblement...
Bref... Nous, on est relaxe sur l'île paisible de Con Dao... Jolie archipel Con Son ensoleillée et ventée à souhaits pour un noël en maillot de bain... Les cadeaux au pied du palmier, c'est pas commun, mais bon, quand on n'a pas d'sapin !
Seule petite ombre au tableau... Et de taille : Les hauts parleurs dans la ville qui diffuse un bulletin à... 5h du matin ! D'accord, il commence à faire jour... Et oui, sans doute diffuse-t-il le bulletin météo indispensable aux pêcheurs qui n'auraient ni radio ni télévision... Ou alors une propagande communiste, allez savoir ? Qui parle le vietnamien ?... Bref, bulletin pendant une heure, de cinq à six du mat'... Mais quand même, on est en vacances, nous ! Bon, ce qui est bon signe, c'est que je ne l'entends qu'au bout du quatrième matin car mon mari me certifie que ça crie depuis le début de notre séjour, tous les matins !!

dimanche 25 décembre 2011

Difficile communication !

A l'heure d'internet, difficile de croire que depuis certains endroits de la planète, les accés internet soient limités au point que je ne puisse plus accéder à blogspot... Me voilà privée d'écrire ici mais aussi de lire mes blogs préférés comme celui de Miss Zen ou de patatnik portés eux aussi sur blogspot... Me voilà obligée de transporter mes lectures sur papier... Comme dans l'temps, ma p'tite dame !
Pour sûr, cela ne manque pas de charme... Le papier... Mais l'immédiateté de la communication aussi !
Alors parce que j'ai encore accés au blog, dés que je quitte la Chine... J'en profite pour faire coucou aux hasardeux qui jettent encore un coup d'oeil ici pour me lire, de temps en temps...
Les vacances de noël au soleil... Pas de cadeau sous le sapin, ici, il n'y a que des palmiers ! L'année nouvelle s'annonce, année du dragon et de je ne sais quel présage ? Bon, j'espére, je le souhaite... Meilleure que l'année dernière... Pour nous, ce ne sera pas difficle de faire mieux. Tout est abordable, du coup ! Et vous, on vous souhaite quoi pour être heureux ?

vendredi 1 avril 2011

tribulations...

Moi, j'aime la nouveauté... Dans la famille, c'est même un sujet de moqueries... Quand je vois un produit nouveau, un nouvel emballage, ... je craque, j'achète !
Là, avec mon caddie... je suis allée au carrefour local... à Shanghai et oh, surprise... que des choses nouvelles ! Au bout d'un moment, je me suis dit, il y a trop de choses nouvelles, même moi avec mon envie de nouveautés constantes, j'y suis pas arrivée !

40mn plus tard, mon caddie n'était toujours pas garni... là, avec ce que j'avais dedans, je ne voyais même pas comment j'allais pouvoir faire le premier repas !

Je sens que je vais pas tarder à devenir une championne en thé chinois, champignons séchés en tous genres, et aussi à distinguer l'alimentation pour humain de celle pour chien... à chaque bout de rayon, là où chez nous on place les friandises... c'était les produits pour animaux...

Bon, je saurai aussi distinguer les oeufs les uns des autres... Là, il y a des oeufs verts (amande, c'est assez joli !) mais aussi des blancs, des orangés, des comme chez nous mais je suis pas certaine qu'ils soient tout à fait comme chez nous ! Promis, je vous poste bientôt une photo des oeufs, ça vaut le coup d'oeil tellement c'est suprenant... Il y en a aussi qui sont tout marrons, fripés même... bizarre... je vais pas oser tout de suite ! Et comme rien n'est traduit en anglais ... faudra attendre que je parle un peu chinois pour m'y retrouver !

Une chance, les restaus nous donnent une  carte avec des photos la plus part du temps...

mardi 22 mars 2011

Mes clefs...

Il y a deux ans, en quittant Paris, je n'avais plus de clefs de logement et soudain, je m'etais pris un gros coup de stress !
Là, j'ai les clefs de mon appartement parisien dans mon sac. Je les garde comme un bien précieux, auquel je tiens ! C'est ma sécurité à moi...
Bon, ca va pas me servir avant longtemps mais quand même, ça me sécurise ! Alors, pourquoi se priver ?
J'ai aussi un porte clefs, vide, qui n'attend que les prochaines clefs de mon chez moi. C'est drôle comme ce genre de petite chose prend une signification incroyable !!
C'est quand même très déstabilisant de n'avoir aucun chez soi, même si on sait que ça ne va pas durer !
Et puis l'incertitude sur l'arrivée ou non de notre déménagement... Partiellement par air, essentiellement par mer. Chacun y est allé de son expérience : qui a attendu quatre mois, six mois, huit... N'a pas revu ses colis, ses photos, ses cassettes avec les films de ses enfants petits... Bref, j'ai l'impression d'être comme une jeune femme enceinte qui va vers la maternité pour accoucher après avoir entendu toutes les horeurs possibles et imaginables racontées par les bonnes âmes qui ne m'ont pas rassurée, bien au contraire !
On verra, tout cela n'est que du matériel, pourvu que l'on soit sain et sauf, pas nucléairnisés... ça ira ! Allez, on y croit !

samedi 19 mars 2011

Censure or not censure ?

Bon, je suis a l'aeroport Charles de Gaulle... Et je publie un petit message en prevision... J'ai lu sur le net que blogspot n'etzit pas autorise en Chine, alors, j'essaye d'anticipeer .
Mais comment vos donner de nos nouvelles en avance ?
Pour l'instant, je n'ai en tete que des questions ! Pr exemple, et dans le desordre :
- Les huits femmes de menage depechees par la prioprietaire seront elles venues a bout du menage dans notre future grande maison ?
- Notre acces internet nous permettra-t-il de dialoguere grace a skype aec nos amis ?
- Le nuage nucleaire saura-t-il s'arreter a la cloture de notre jardin ? D'accord, c'est tres egoiste comme question par rapport a ce qui arrive aux japonais... Mais oui, il m'arrivr de ne pas jouer collectif ! Si, si !... Et non, non, je ne culpabilise pas !
- Aurons nous reussi a trouver le formulaire qu'il nous faut absolument faire estampilleer par la douane, declarant nos "baggages" non accompagnes ? ( comprendre le demenagement qui arrive en fret aerien !) et aurons nous ete epargne des taxes ?... De l'ouverture de nos baggages ? Des heures d'attente ? Je croise les doigts... Pour l'instant, nous n'avons pas le dit formulaire !...
- et puis, comme a chacun de mes derniers voyages en aviojn, j'avais un abonnement tout special aux fauteuils casses, j'espere bien pouvoir profiter un max de mon siege en classe affaire avec un siege qui s'allongera, avec un casque qui marchera ( sans faire grrrrrrrr) , d'un ecran sur lequel je pourrai visionner les films proposes... Parce que douze heures de vol, c'est longuet !
Bon, promis, jure... Je vous tiens au courant des que je peux ! Parait qu'internet marche dedja dan snotre maison ! Je n'ose pas y croire... Mais qui sait ? Le service chinois n'aurait-t-il rien a envier au service bulgare ??
A suivre...
Derniere question : parait que les voyages forment la jeunesse ! Vais-je rajeunir ??... On a bien le droit de rever, quand meme !

jeudi 17 mars 2011

Depart, rupture, emotions...

Que d'emotions !
Nous venons de quitter la Bulgarie et on se demande si on y retournera !
C'est fou... Ces deerniers jours, j'ai l'impression que toute la famille a rempli son reservoir d'emotions jusqu'a son maximum !... C'est plus le plein, la, c'est le trop plein w. Comment fzire pour gerer mes emotions, celles des autres, celles de mes enfnts, celles des enfants des autres ?
Comment dire au revoir quand on s'en va a l'autre bout du monde ?
Quand nous avons quitte Paris, on a fait la fete avec tous les amis, pensant qu'on allait les revoir bientot... Mais la, soudain, reviendra-t-on en Bulgarie, ou pas ?...
Ben, c'est decide, on reviendra ! Na !...

mardi 15 mars 2011

ça déménage !

Bon, je lis avec effroi les consignes du déménageur.
Je constate avec horreur, que je n'ai le droit qu'à dix livres !!!!
Alors, déjà... j'ai compté les livres achetés pour le lycée français à Shanghai et ca me fait déjà 8 livres !
J'interroge le déménageur pour savoir si le quotat est fixé par personne déménageant... j'espère, je prie, je supplie mais inflexible... 10, c'est 10 !

Mais dix livres, c'est presque rien ?! Comment vais je faire ? déjà il ne me reste que 2 livres à choisir sur le quotat global, je trouve que c'est pas juste du tout... et comme parmi les 8 livres il y a des dictionnaires... ça va pas satisfaire mon goût de la lecture ! Si encore j'avais tout Molière a relire (riez pas... j'ai quand même le bourgeois gentilhomme et autres...)

Et puis, il y a un problème que je n'ai jamais abordé dans aucune thérapie ! Depuis des années, j'ai un grave problème ! Quand je fais un sac de voyage, un balluchon, une valise... quelque soit ma destination, la durée du séjour... j'ai un poids de livres quasiment invariable ! J'ai bien tenté de me soigner moi-même mais à part troquer les livres par des revues (tiens, ça compte peut-être pas dans le quotat de 10, les revues, les magazines ??? mince espoir soudain !!)...

samedi 4 décembre 2010

Oiseau du Canada

Je l'ai vu... et j'ai réussir à l'avoir dans le viseur... Pas si facile, je vous assure. A un moment donné, il faut choisir, soit le regarder voler et s'éloigner, soit empoigner son appareil et se battre avec l'allumage, les fonctions qu'il propose et qui ne permettent pas de voir l'oiseau... et puis, hop ! La fonction est en place mais l'oiseau a disparu. J'ai eu de la chance, il a fait un second passage au dessus de nous et, cette fois, en deux pressions, une photo dont je suis super contente. Je l'ai eu une seule fois... Ensuite, il s'était déjà envolé pour d'autres espaces. Autant vous dire que nous étions émerveillés de l'observer...
Quelle envergure et quelle facilité : un très léger mouvement d'aile et il glisse à une vitesse impressionnante dans les airs, si bien que l'on a à peine le temps de le suivre qu'il disparait de notre vue !
Je suis ravie d'avoir cette fraction de seconde, capté l'oiseau du Canada !

PS : Je ne connais pas son petit nom... mais peut-être que vous saurez ?

mardi 30 novembre 2010

Les chutes du Niagara

On y était cet été !! Si si...

Et même, j'avoue, quitte à être ridicule... que j'étais émue d'y être ! Je ne sais pas pourquoi ? Le lieu mytique, grandiose, celui dont on entend parler depuis tout petit en pensant qu'on ira jamais ? Inatteignable ? Indescriptible émotion !

Même le tour en bateau, ils l'ont fait... moi, j'avoue...



Ils ont adoré leur tenue de schtroumphs...

Mais moi, j'étais trop impressionnée pour descendre si près du rideau d'eau ! 



Je ne peux pas vous transmettre ce que j'ai ressenti mais un peu de ce que j'ai admiré !! En se promenant aux bords des chutes, on avait en permanence une légère pluie fine qui nous balayait le visage, c'était doux et agréable sous la chaleur de l'été ! Une vaporisation naturelle, en quelque sorte !
                                                                          Puis ensuite, nous avons marché tranquillement le long du Niagara (on en a fait des kilomètres !!) et nous avons pu constater que le fleuve était aussi calme à certains endroits qu'il pouvait tourbilloner à d'autres !
De la paisibilité

ou du rythme
et de l'agitation, selon les endroits...

lundi 22 novembre 2010

Contemporain à Chicago !

Moi, j'ai adoré ce musée d'Art contemporain. Mais... il faut aller à Chicago... alors, ça fait loin... Du coup, voilà une petite photo que j'aime bien et que j'ai prise dans les escaliers.


Bon, peut-être pas facile à comprendre mais bien représentative, à mon avis, du lieu...

Allez, promis, je vous poste prochainement des images des oeuvres que j'ai vu sur place... En attendant, les escaliers et rien que les escaliers !!


Alors, envie de monter ou de descendre ?

Ou la la... J'ai la tête qui tourne, moi ! Pas vous ?

dimanche 11 juillet 2010

Moyens de transport à Dobarsko !

Dans ce village... tout est au rythme des équidés !

ça créé une ambiance tranquille... Du coup, les bulgares discutent avec vous dans les rues, en passant dans leurs carioles, en allant aux champs !

Nous avons passé un excellent week-end dans ce coin charmant où la nature a l'air tellement prolixe !!...


Et puis, la jument, et son petit poulain... ça nous a rappelé... La jument de Michao !
Vous vous souvenez ? La chanson des Tri Yann...

samedi 12 juin 2010

Grimper aux arbres



Avant de grimper aux arbres, à Thassos, à moins que ce ne soit dans toute la Grèce comme ça ? il faut tenir la main à son parent !!... hahaha...

Cette photo est prise dans le village de Limenaria, au nord de l'ïle de Thasos... superbe !
Un peu plus loin, au coeur de l'île...
un olivier
parmi tant d'oliviers, tous plus beaux les uns que les autres...
Aussi, ne pas s'étonner d'avoir une envie folle d'y retourner !

dimanche 6 juin 2010

Un p'tit coin de paradis


Petit restau sur la plage, invisible depuis la route ; qui doit être à un kilomètre.
Nous l'avons croisé au détour d'une course au bord de l'eau sur l'île.
Le rêve : Courir au bord de l'eau puis se régaler de la bonne salade grecque !
Une seule envie : y retourner...

samedi 19 décembre 2009

Comprendre !

En bulgarie, bonjour les surprises et les incompréhensions !
Encore hier, j'étais à la recherche d'un cadeau de noël pour ma grande, restée en France avec sa petite famille, et avec mon mari... nous furetons dans un espèce de techno market géant à la recherche du disque dur multimédia de ses rêves... On trouve l'objet, plutôt technique, intéressant car tout en un seul appareil, prix dans nos moyens... bref, la trouvaille avait tout pour nous plaire !
Le vendeur ne parlant que bulgare était parti à la recherche d'un autre, parlant au moins quelques mots d'anglais (guère plus que moi quelques mots de bulgare), ... donc à nous deux, on essaye de se comprendre en "bulgarenglish" une nouvelle langue que j'apprends en ce moment !!
Quand nous décidons de le prendre, après s'être assuré que la doc technique n'était pas seulement en bulgare, mon mari demande prudemment "Est-ce que vous avez celui-ci en stock ?" C'était celui qui a un tétra de mémoire... Donc, nous étions enchanté de notre trouvaille et déjà contents de ce que notre père noël allait pouvoir livrer...
Mais c'était sans compter sur la gestion des stocks bulgares ! Le vendeur nous fait signe que non... Déçus, réalisant que, décidément, acheter quelque chose dans ce pays, relève du défi !
A chaque fois, on croit trouver, on voit l'objet et au moment de l'acheter, il n'y en a pas... ou pas la bonne taille ou pas la bonne couleur... bref, ils sont habitués, eux... du temps du communisme, il fallait plusieurs années pour être livré d'une voiture !! Si si, certains ont attendus leur Traban pendant 18 ans ! Donc, ne pas avoir tout de suite un article, cela ne leur semble pas un problème !
Nous, nous arrivons tout droit d'une société de consommation où l'on a tout immédiatement !!... Du coup, ça rend passablement impatient... on va guérir, ici, pour sûr !
Bref... le vendeur nous fait signe que non... et nous errons quelques minutes dans les rayons environnants quand arrive le vendeur qui nous retrouve, fièrement avec l'appareil sous le bras, pour nous !
C'est à ce moment seulement, que nous avons réalisé que ce que nous avions pris pour un non était en fait un oui !! Le vendeur a dû lui aussi être surpris de ne pas nous trouver quand il est revenu de la réserve avec l'appareil...
Ici, on opine du chef pour dire non et le signal horizontal veut dire oui !
Va falloir que je m'y fasse à cette inversion de signe de tête. C'est fou comme les codes non verbaux sont enregistrés et que leur traitement n'entraine plus qu'un réflexe dont on ne s'aperçoit même.

J'aurai jamais cru avoir à demander à mon cerveau d'aller moins vite dans le traitement des informations... Moi qui pensais qu'être rapide était une qualité, ici, ça va me jouer plus d'un tour si je ne freine pas un peu...

mercredi 11 novembre 2009

La clef !

Me voilà partie, les valises sont faites, l'appartement est vide, je viens de rendre les clefs de mon logement, de mon bureau, de la voiture !
Plus une seule clef en poche et un billet d'avion aller simple... Je réalise soudainement que je laisse tout derrière moi, que je suis dans un espace de transition, sans rien dans les poches que mon passeport et mon "éventuel" billet d'avion : eh oui, mon mari a pris les billets pour que nous le suivions à l'étranger et n'a pas réussi à l'imprimer : je n'ai donc même pas de billet d'avion en mains !
Tout à coup, me voilà en prise directe avec moi-même : pas de clef, pas de billet, une destination en tête et la compagnie des miens (quand même !), une forme de dépendance à l'autre qui me gratouille, m'inquiète et m'indiffère à la fois.
Je laisse à Paris mes enfants adultes, mes petits-enfants... mes amis, mes clients, ...

Et la peur me poursuit... fantôme accroché à mon porte-clefs vide ? Et si je n'arrivai
nulle part ? Et si tout cela n'était qu'un rêve ? Et si je n'avais plus de toit au dessus de la tête pour protéger ma famille, me mettre à l'abri, me blottir dans mon canapé avec un bon thé quand l'hiver pointe déjà son nez ?!... Et si je n'élucidai jamais le mystère des clefs ?

Une journée sans nulle part, sans un petit coin à moi, sans protection, sans rendez-vous sauf avec moi-même, sans projet particulier qu'y aller... dans ce nouvel endroit, ce nouveau chez soi, qu'il faudra aménager, ranger, s'approprier, découvrir, décorer, partager à nouveau !
Une journée sans clef, suspendue au temps, à l'espace, j'ai le sentiment d'avoir vécue en l'air au milieu de nulle part, dans un espace que je n'avais jamais visité et où rien ne m'était connu : je me suis sentie timide, nue, jeune, incertaine, et à la fois insouciante... renouvellée, éveillée, rebelle et insouciante mais aussi posée, détachée, étonnée, portant un autre regard sur les évènements, les choses, les gens comme réalisant soudain ce rêve de partir sans laisser d'adresse, partir pour ne pas revenir, partir loin sans personne, sans attache ! un temps ou même les pensées n'ont pas le même rythme que d'habitude, ou les questions ne se posent plus.
Réalisant à quel point seules certaines choses sont réellement importantes pour moi. Comme j'aimerai avoir ce détachement, aux choses, aux objets !

Quand j'ai eu à nouveau les clefs de chez moi, de chez nous... J'ai eu l'impression d'attérir à nouveau, de reprendre pied, d'avoir des racines quelque part.

Partie sur la pointe des pieds, je n'ai pas prévenu tout le monde : comme un défi lancé... Certains se rendront-ils compte de mon départ ou le réaliseront-ils dans un an ou deux, quand je serai déjà revenue ? Ce mystère est délicieux, amusant, intrigant et me laisse un arrière goût semblable a celui de cette journée sans clef : un mélange de questionnement et d'indifférence.
Quelle aventure, cette absence, ce vide, ces sensations nouvelles, ce goût que l'on ne peut reproduire ou décrire. Imperceptible et pourtant si tenace.
Mon trousseau de clefs a pris une autre dimension, je porte sur lui un regard nouveau, plein de respect ! Je n'oublie jamais plus où je le mets, c'est encore pour moi, le signe d'une sécurité élémentaire qui m'est essentielle. Maintenant, je le sais !

Mes clefs sont devenues symbole des gens qui comptent vraiment pour moi, car au delà de ce voyage, c'est la seule préoccupation qui était pour moi présente au milieu de cet espace inconnu : ceux auxquels je tiens, les reverrai-je, saurai-je entretenir les relations à distance avec eux, être là quand ce sera important pour eux, partager à nouveau leur préoccupations, savoir être aidante, aimante si loin ? La clef est dans le futur... pas du tout accrochée à mon trousseau comme je l'ai cru le temps de quelques minutes...

dimanche 30 novembre 2008

Le louisiana, je tiens à moi !





Promis, juré... quand je retourne à Copenhague, je retourne au Louisiana !




Ce magnifique musée où j'ai eu un plaisir fou à me promener... On a envie de tout là-bas ! S'inscrire à l'atelier des enfants et peindre en compagnie des animateurs... Se ballader dans le parc et jouer à cache cache au milieu des statues d'Henri Moore ou de Louise Bourgeois... Comment est-il possible de se retrouver dans ce lieu, face à la mer et d'y être insensible ? Comment ne pas avoir envie d'y retourner ? Encore une joie, une fois, joli lapsus... Face à la mer, entre deux statues, j'étais sereine, empreinte d'une liberté de rire haut et fort, le soleil était insolent, la mer calme. Le pouvoir du voyage et de la découverte, la magie de l'Art, la capacité de réunir en un même endroit les paysages et les artistes, les oeuvres et les jardins, les terrasses et la mer...



M'amuser à écouter parler dannois tout en ne comprenant pas... Et soudain réaliser que ce brouhaha des langues étrangères contribuait à m'ennivrer comme si, dans ce lieu, je ne pouvais que me comprendre moi-même ! Le sentiment d'avoir les idées claires et de tenir à moi, à l'amour qui m'accompagne et marcher dans ses pas, une certitude, Copenhague, une destination que je n'oublierai pas !...

samedi 29 novembre 2008

Surprise !

Moderne et ancien... comment mixer les deux styles d'architecture ? Une réussite... ce petit bout de port, anciens docks... on passe à des endroits où il semble faire bon vivre ! Des terrasses aux immeubles transparents avec des bateaux à leurs portes ... Bon, pour partir au boulot, pour conduire les enfants à l'école ou pour sortir le chien, c'est peut-être moins fun ? En tous les cas, plus que dépaysant : charmant ! Une surprise aux détours des rues ou des canaux de la ville, à deux pas de l'opéra qui surplombe la mer, tel un grille-pain métallique, ultra moderne au milieu des vieux docks... étrange surprise et délicieux mélanges de couleurs et de noir, de briques et de miroirs ! A voir...

(photo Copenhague / face à l'opéra)

vendredi 28 novembre 2008

T'as pas froid aux oreilles, toi ?

Il fait froid... Je me demande si il y aura du feu dans la cheminée en rentrant ? Ce froid aux oreilles saisissant, qui fait mal quand il se dissipe. Cet instant ou l'oreille devient brûlante avant de reprendre la température normale du corps... Incroyable sensation, à la limite de la douleur mais avant un réel soulagement, tellement grand et si vite oublié, anecdotique alors que quelques instants avant, ça prenait toute la place, tout l'espace, notre corps entier nous semblait être concentré dans les oreilles tellement les sensations y étaient intenses, violentes... et furtives ! Disparues, vous ne comprenez même pas pourquoi j'en parle, moi non plus ! C'était à quoi la campagne suédoise m'a fait penser, un souvenir de froid, un souvenir soudain qui revient. Et toi qui n'est pas là, mais dont je me souviens. Je referrai le voyage pour te retrouver, diner avec toi à nouveau au bord de l'eau, avoir froid aux mains, aux oreilles, ne plus sentir mes pieds... que le chaud de ton coeur et de nos regards.

(photo prise sur les docks à Götteborg - suède)

mercredi 26 novembre 2008

100 ans d'insolence...


100 ans... ma grand-mère les a déjà dépassés de quelques années mais à côté de l'insolence de Louise Bourgeois, elle parait d'une grande sagesse.


Moi, je voudrais avoir de cette insolence là... Garder le verbe agile, la prestance et la rapidité de la phrase bien tournée, bien "envoyée".

Je me souviens d'un prof qui disait de moi "L'impertinence de Claire n'a d'égale que son insolence"... J'étais flattée et même si cela me joue parfois des tours, même si je suis souvent incomprise quand soudain il me vient l'envie tenaillante de défendre un point de vue comme si ma vie en dépendait, soudainement, je m'applique à convaincre, à aiguiser le verbe, à jouer des mots pour le plaisir de l'échange... et même si parfois l'Autre se méprend, si par erreur il me croit insolente et ne me comprend pas, je veux garder cet état d'esprit qui me relie à ma nature, à ma conviction profonde que la franchise est une qualité et que non, décidément, non... je ne gagnerai rien à apprendre l'hypocrisie !

J'en ai pris pour 100 ans, tenez-vous bien 100 ans d'insolence à votre service !... Armez-vous de patience, affûtez votre capacité de compréhension, je ne vais pas calmer mes ardeurs dans les débats comme si il y allait de ma vie, de mon intégrité !... Je veux rester "brut de décoffrage", égale à moi-même, sans surprise, sans méprise... et pourtant, il y en aura, car à coups sûrs, vous ne me comprendrez pas.
Comme celui de Louise Bourgeois, mon message emprunte aux souvenirs d'enfance, aux émotions, aux sentiments et j'espère bien que vous serez sensible au langage du coeur qui est aussi le mien, entre insolence et compréhension, à la bonne vôtre !!

mardi 25 novembre 2008

Ecrire au bord du Gange


Pas facile, l'épreuve de la page blanche !

L'envie saisissante d'écrire est souvent présente, et pourtant...

J'ai l'impression d'entendre encore le chant du Gange qui dévale, tranquille et rapide à la fois, dans un endroit magique, aux pieds de l'Himalaya, presque à sa source... ce chant, comme une respiration qui ne me quitte plus. La magie de l'Inde, de la source... murmure les paroles d'une chanson qui serait "Next time, birth in India"...

L'humour, l'amusement et l'émerveillement... étaient au rendez-vous ! Nous avons passé un séjour étonnant, nous sommes revenus différents... Comme tous le disent, nul ne revient de l'Inde indifférent à ce qu'il y a vécu, vu ou entendu. Je suis revenue, guérie du vertige et de bien d'autres maux... Magique guérison du corps et de l'âme !

Comment oublier ? Sinon écrire... et revenir, ici et maintenant... et partager avec vous ce plaisir d'écrire, de vivre, d'apprendre et de comprendre l'autre, encore et encore !