dimanche 25 décembre 2011
Difficile communication !
Pour sûr, cela ne manque pas de charme... Le papier... Mais l'immédiateté de la communication aussi !
Alors parce que j'ai encore accés au blog, dés que je quitte la Chine... J'en profite pour faire coucou aux hasardeux qui jettent encore un coup d'oeil ici pour me lire, de temps en temps...
Les vacances de noël au soleil... Pas de cadeau sous le sapin, ici, il n'y a que des palmiers ! L'année nouvelle s'annonce, année du dragon et de je ne sais quel présage ? Bon, j'espére, je le souhaite... Meilleure que l'année dernière... Pour nous, ce ne sera pas difficle de faire mieux. Tout est abordable, du coup ! Et vous, on vous souhaite quoi pour être heureux ?
jeudi 11 novembre 2010
Ces petites expressions que je ne comprends pas !
"N'avoir qu'un tour dans son sac" ? Je dois avoir un trop grand sac, je fais parfois six fois le tour avant d'exhumer fièrement mon trousseau de clefs... et quand il s'agit du téléphone, en général, je l'attrape quand il a déjà fini de sonner...
"Se tourner les pouces"... Clin d'oeil à Alyce, qui j'espère, pourra vite le re-faire (non, rien à voir avec le pays des merveilles... une opération des pouces après un accident...)
"Mon sang n'a fait qu'un tour" ?... Ben, là, mon sang n'a fait qu'un tour, je viens d'avoir une mauvaise nouvelle... cependant, je le remercie de continuer de faire le tour... sinon, il me serait arrivé un grave malheur !
"Avoir l'estomac dans les talons"... Faut être vraiment être mal foutu ou avoir la tête à la place des pieds, un truc de ce genre, non ?
"Etre bête comme ses pieds"... perso, les miens m'emmènent là où je veux et avec le sens de l'orientation que j'ai, c'est parce qu'ils sont malins que j'arrive à bon port... ou alors, c'est parce qu'il existe aussi l'expression "réfléchir avec les pieds"... mais là, c'est plutôt quand on y arrive pas... alors ?
"Avoir les cheveux en pétard"... ah... parce qu'on peut les avoir autrement ?
"ne pas vouloir attendre jusqu'à la St Glinglin"... qui pourtant n'existe pas, à ma connaissance !?
"fier comme un pou"... pourtant pas de quoi être fier d'en avoir !
"Manger à sa faim"... z'avez pas fait la gueure, pouvez pas comprendre !
"Fumer la moquette"... z'avez que du parquet... circulez, y'a rien à boire...
"En faire tout un fromage"...
"Tomber dans les pommes"...
Y'a aussi des expressions que j'aime bien comme "se la couler douce" même si... j'en comprends le sens sans en comprendre le sens (littéral, je veux dire) !
Et vous, vos expressions qui vous étonnent, vous interrogent, vous agacent, vous parlent ??!! Elles vous parlent... vous êtes sûrs ?... Racontez plutôt !
mardi 2 novembre 2010
J'envoie valser
Ce jour là, je me suis cachée dans l'église, derrière une colonne tellement j'avais la morve au nez de pleurer la perte de cette amie. Je n'arrivais pas à contenir mon chagrin et je me trouvais indécente par rapport à son mari, ses filles qui restaient dignes aux premiers rangs. Je ne voulais pas montrer ma peine et aujourd'hui encore, des années plus tard, bientôt dix... J'ai encore les larmes instantanément, dès que la chanson démarre.
Faut dire qu'elle a du fond cette chanson, elle a du coeur... Comme elle... Catherine partie trop vite, trop tôt !
Mais écouter cette chanson nous rappelle combien au-delà des querelles, au-delà des cadeaux, au-delà des mots, aimer c'est savoir regarder ce qu'il y a de plus précieux au coeur de l'autre.
Alors je me permets de dédier cette chanson à Catherine tout d'abord car c'est à elle que cela me fait penser ainsi qu'à ceux dont cela réveille le manque Marie-Hélène, Xavier, Jules, Marie, Carl, Simone et à ceux qui sont dans votre coeur, même s'ils ne sont plus...
jeudi 21 octobre 2010
Neige...
jeudi 30 septembre 2010
A l'ombre des arbres endeuillés
J'ai été touchée par ces photos et cet affichage : de la douleur de la disparition, du refus d'oublier, de l'envie de le crier au monde entier... Cette forêt s'élevait comme un chant d'amour que l'on ne pouvait entendre mais voir, chant imperceptible et pourtant si mélancolique que celui des âmes !...
mardi 15 juin 2010
En plein vol !
1. Être sur un ferry ou sur un bateau de pêche pour être suivi de prêt par les mouettes. Ici, le Ferry de Thassos (île grecque magnifique)2. Être à proximité d'une bonne âme qui s'apprête à partager son goûter avec elles.
3. Accepter de rater plusieurs photos... J'en ai quelques unes du ciel, certes magnifique, mais avec aucun oiseau à l'horizon car il était passé trop vite ou que je suis trop lente ?!
4. Supporter les commentaires de son conjoint : "t'as pas peur de te prendre une fiante sur la tête, là ?" puis "Tu vas t'en prendre une ! Ou lala... celle-là a son bec qui n'est pas passé loin de ton visage ! Mais tu t'en rends compte au moins ? Tout ça pour une photo, je trouve que tu prends beaucoup de risques."
5. Donc accepter de vivre dangeureusement quelques minutes,
6. et per - sé - vé - rer !
Et là, quelle belle surprise en visionnant de retour à la maison !
Une mouette en plein vol... bon, d'accord, comme il y en a une autre au dessus au loin, on se demande ce que c'est que son bout d'aile bizarre... mais quand même !
Je suis très très contente de moi, photographe en herbe.
J'aimerai être dans la carte du photographe professionnel qui mitraillait à tout va à côté de moi pour voir ce qu'il a réussi comme prises de vue avec son objectif tellement gros que j'avais plus peur de lui que des mouettes qui virevoltaient au dessus de ma tête...
Allez, un petit aperçu en images, cette fois pour que vous puissiez apprécier le rythme, le vol, le chant (du vent) ... et
Mettre la tête en bas, comme moi pour la dite photo !! Si si... ce n'est pas du tout parce que je ne sais pas comment mettre un film à l'endroit, non mais qu'allez-vous croire ?!
PS : Et vous ? Une photo insolite à nous montrer ? N'hésitez pas à mettre un commentaire à ce message avec un lien sur votre photo, avec la recette pour la prise de vue, svp !
vendredi 4 juin 2010
Les cigognes ou un véritable plaidoyer pour ?... l'égalité homme femme !
Sur le clocher de Bansko et ailleurs, les cigognes font un vrai travail d'équipe !
Ici, le partage des tâches a l'air beaucoup plus équilibré qu'entre homme et femme... toujours plus de 80% des tâches ménagères sont effectuées par la gente féminine...
Alors, pensez donc à la construction du nid en commun...
A méditer... M'ssieurs Dames !
D'autant qu'encore plus, époustouflant.

Regardez plutôt LE cigogne... revient au nid :
Monsieur était visiblement sorti... faire les courses !
mercredi 23 décembre 2009
Je découvre et je redécouvre !
Je découvre la misère de certaines femmes dans le monde : Madagascar, par exemple : Les fillettes exploitées aux tâches ménagères, placée pour un emploi dès leur dizième année, moyennant le versement d'une rémunération à leurs parents !!... Une forme d'esclavagisme encore trop peu dénoncée ! Mais où étais-je ces dernières années ?
Je redécouvre l'intérêt de cuisiner dans un plat trop grand pour que ma petite famille ne puisse engloutir le tout en un seul repas, et de coup, avoir un plat tout prêt pour le lendemain où je manque de courage !
Je découvre la misère des orphelinats bulgares, transformés en mouroir l'hiver venu, faute de chauffage et de nourriture ! Que faire ? Ici, il fait déjà -13° et l'hiver ne fait que commencer !
Je redécouvre à quel point il est possible d'être heureux malgré toute la misère ambiante, pour peu que l'on s'engage à la regarder en face et à faire quelque chose, pour soulever quelques grains de sable, saupoudrer quelques graines d'espoir ici où là !
Je découvre la difficulté de vivre dans un village où l'eau n'arrive pas et ou réunir la somme nécessaire pour le forage d'un puits est une difficulté quasi insurmontable alors que c'est vital pour tous les écoliers réunis dans le village !
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Je redécouvre l'envie de jouer un rôle différent dans cette vie pour qu'elle soit plus douce aux minorités, ceux qui sont plus faibles, plus fragiles... Aux enfants d'ici où d'ailleurs en particulier autrement qu'en renouvellant mon adhésion à Greenpeace ou Handicap International.
Je découvre la souffrance et la violence faite aux femmes de Madagascar pour lesquelles le mariage forcé est encore monnaie courante et que la loi ne protège pas encore !
Je redécouvre le courage qu'il faut à mon fils pour se lever en pleine nuit vérifier dans le dressing acolé à sa chambre, d'où vient ce "clic clic" qui lui fait croire qu'il y a quelqu'un et découvrir avec stupeur et soulagement qu'il ne s'agit que de deux portes-manteaux qui s'entrechoquent avec un rythme régulier !
Je découvre l'égoïsme de certains, la volonté de protéger sa sensibilité d'autres, l'ignorance de la plupart, la volonté de réparation de ceux qui s'engagent dans un combat qui n'est pas le leur mais qu'ils épousent à bras le corps ! Il n'y a pas trop de bonnes volontés pour aider le monde marcher un peu moins sur la tête !...
Je redécouvre à quel point les grands problèmes de ce monde cotoyent les plus ordinaires de nos vies.
Alors, avec quelques amis, nous avons créé une ONG ! L'ambition de faire à notre tour quelque chose pour les autres, quelque chose de grand, qui nous sorte de nos préoccupations quotidiennes, qui nous empêche de croire que la dernière dispute avec notre conjoint sur le partage des tâches ménagères est la chose la plus importante au monde, qui nous pousse en avant, au delà de nos limites de confort personnel, qui nous aide à voir le monde comme un potentiel terrain de jeux où tout le monde pourrait accéder à un peu plus ! Car il y a plus !!
Je voudrais à ma manière, aider Lucile et son projet "Get Involved" à décoller et réaliser ces randonnées pour les handicapés !
Je découvre l'envie d'être un témoin, un passage de relai, une transition, un accompagnateur, un révélateur, un dynamiteur de problèmes, un défricheur de solutions, un créatif inventif, ingénieux, saurai-je mobiliser les compétences utiles à aider les autres dans une dimension que je découvre ou que j'accepte à présent de regarder autrement ?
jeudi 26 mars 2009
Avoir le temps...
Avoir le temps d'écrire, de penser, de tourner en rond... de danser, chanter, courir... organiser, rêver, se prélasser, dormir... Je cours après le temps mais quelqu'un a dû l'attraper avant moi car je n'en ai pas une miette !
Alors comment faire pour réaliser les milliards de choses à faire des plus intéressantes au moins élaborées ?
Mettre la maison en ordre, faire son lit, laver la vaisselle... même remplir le frigo et concocter un petit dîner devient une gajure !
Alors si il s'agissait de décorer l'appartement, choisir de nouveaux rideaux, acheter un tapis, marchander, négocier, peindre et repeindre...
Allez... je prends un peu d'élan et je lance "Cercles ouverts" ! Un accueil en appartement pour créer un espace ouvert ou nous pourrons ensemble découvrir, prendre le temps, déguster, écouter...
Le premier... l'inauguration sera "goûtez lyrique" un récital avec deux chanteuses et un pianiste, histoire de mettre à la portée de tous le chant lyrique... en avril et puis ensuite, nous recevrons en mai un conférencier sur "l'apprentissage de soi"... Comment de Socrate à nos jour, les exercices spirituels nous conduisent à mieux nous connaître ?
Ensuite, nous repenserons au public des familles avec leurs enfants... en juin pour un "petit chaperon rouge en latin"... Bref, les idées ne manquent pas et le temps s'organise... Allez, on y croit !
Cercles ouverts, comme un temps suspendu au milieu de la fièvre acheteuse, du printemps et de la fin des virus, et en plein coeur de la crise... alors, sortons un peu, en cercles ouverts, histoire de nous réunir, nous changer les idées, nous voir, nous réjouir, nous découvrir...
Allez, c'est pas le tout mais... faut que je range l'appartement pour vous recevoir, que je fasse accorder le piano, que j'envoie l'information pour avoir des inscriptions, que je gère les inscriptions, que je prépare des petits fours... que je pense à acheter des fleurs...
Alors, vous courez vous aussi... ou vous sautez à pieds joints dans un cercle ouvert ! Je vous assure, c'est une bonne solution dans sa course après la montre !!
mercredi 11 février 2009
Naviguez à vue !
Je surfe, je survole, je m'envole, je m'évade !!... je m'échappe de ce quotidien de folie, je cours pourtant encore et encore...Mais quand vais-je reprendre le rythme d'une vie moins speed, qui me laissait le temps de déposer quelques mots, quelques lignes ? De dessiner l'ombre de ce livre que j'aimerai écrire ? De profiter de la joie qui est la mienne de préparer les valises qui me conduisent chez mes amis ? Euh... non, c'est pas les valises qui me conduisent, c'est quand même fou, ça !! Se laisser conduire par les valises...
Mais n'est-ce pas ce que l'on fait de nos vies ? Ne court-on pas après notre histoire, celles de nos ancêtres, celles des autres ou la sienne que l'on voudrait comprendre, celles de ceux qui ne sont plus des nôtres, celles de ceux qui viennent tout juste de naître ou ceux qui vont bientôt arriver sur cette terre ?
Allez, aujourd'hui je propose un exercice d'un autre genre : regardez ce qui nous entoure, l'observer, voir les détails d'un objet, se centrer sur lui puis respirer et souffler et comprendre ce qu'il pourrait bien avoir à nous dire ?!!
Je fais moi-même l'exercice au moment même où je vous écris et je vois : un chapeau, celui de ma grand-mère (celle qui a plus de 100 ans, imaginez l'âge du dit chapeau !!) et j'ai vu l'ombre du chapeau sur le mur... Et au moment où je me concentrais pour voir mieux, le téléphone a sonné ! - " Bonjour, ici, c'est l'union des aveugles et déficients visuels, Madame".
Je découvre cette association qui a un slogan incroyable : "Mêlez-vous de ceux qui ne vous regardent pas" ! Je file jeter un coup d'oeil sur leur site et j'y vois qu'un des adhérents de l'association, non-voyant a réalisé une course en planche à voile !! http://www.unadev.com/
Je regarde à nouveau mon chapeau, le chapeau de ma grand-mère, il me conduit jusqu'à elle, me projette en arrière puis me raccroche à ma propre histoire : n'était-ce pas le chapeau qu'elle portait à mon mariage ? Je repars en voyage, je m'accroche à l'image du chapeau et de son ombre... Et je pense
- "Chapeau bas" à tout ceux qui dépassent leur handicap et tentent ainsi de passer dans la lumière pour nous saisir un instant de lucidité et
- "Chapeau bas" à tous ceux qui les soutiennent, dans l'ombre !
Et vous, sur quel objet arrêtez-vous votre regard et qu'a-t-il à vous dire ?
dimanche 21 décembre 2008
Y'en a marre !!
Allo ?... ?... Allo ??!!
Pas de réponse... Je suis suspendue au téléphone avec je ne sais pas qui, de je ne sais pas où...
Visiblement, l'interlocuteur m'a appelé puis mise en attente, son temps est précieux et pendant que je poireaute à l'autre bout du fil et de la terre probablement, Mr ou Mle, Mme même peut-être, travaille et économise son temps au détriment du mien. Eh bien, moi j'en ai assez de ces procédures Marketing qui me harcèlent chez moi à des heures indues ! Alors, j'use et j'abuse de mon sens de la répartie pourtant insuffisant pour être efficace réellement... C'est parfois saisissant !
20h10...
Nous sommes à table, comme les soirs où j'aime me dire que oui, les enfants se coucheront de bonne heure et que j'aurai encore un peu de temps pour moi ! Et que décidement, je ne me débrouille pas si mal dans l'organisation familiale...
- Bonjour Madame, Je suis Delphine Truc (je n'ai pas le temps évidement de retenir son nom qui ne l'est probablement pas, donc aucune importance...), vous êtes au courant des nouvelles directives qui vous permettront de ne pas payer d'impôts ? Notre consultant-spécialiste Patrick (il s'appelle toujours Patrick ou Philippe les consultants spécialistes vous avez remarqué ??) vous propose de venir vous présenter ... blablabla à telle date, préférez-vous un rendez-vous à 20 heures ou à 21 heures ?
- Ni l'un ni l'autre... à cette heure là, comme ce soir, je dîne avec mes enfants et j'aimerai digérer correctement le maigre repas que j'ai pu cuisiner car, mauvaise nouvelle pour NOUS, Monsieur, nous ne payons pas d'impôts ! Je regrette...
- Bonsoir Madame, J'appelle juste pour prendre rendez-vous avec Madame R. C'est bien vous ?
- Oui
- Je vous explique, je suis spécialiste en placements familiaux, représentants des plus grandes banques, en charge des portefeuilles boursiers des grandes fortunes...
Oulala... Je sens que je ne vais pas jouer dans cette catégorie et que non, je ne vais pas lui expliquer toute la confiance que je n'ai pas dans cette soit-disant bonne nouvelle d'ouverture aux pauvres d'organismes jusqu'alors résevés aux riches... Et que non content d'avoir fait perdre leurs grandes fortunes aux uns, ils n'allaient pas réussir à mettre la main sur mes menues économies à moi, histoire de renflouer le portefeuille des autres... Bref, je n'ai aucune confiance et pas d'argent à placer !
- Mais Madame, vous avez des enfants, j'entends des enfants derrière vous, là ! ? Vous économisez sans doute pour eux, non ?
- Non !
- Enfin, Madame, c'est pas sérieux ! Il faut penser à leur avenir, vous y pensez à leur avenir ?
- Non à cette heure-ci je ne pense pas à leur avenir... et j'ai déjà du mal à penser, tout court ! J'ai du mal aussi à leur mettre quelque chose dans l'assiette chaque jour, donc les placements pour l'avenir, non merci, Monsieur ! Au revoir...
Non, les enfants, Maman ne parlait pas sérieusement, c'est juste ces appels où l'on veut absolument essayer de me vendre des tas de trucs dont je ne veux pas, que ça me coupe l'apétit, tiens... Déjà trois fois que je reprends le cours de mon assiette... Le Cac40 de mon plat a sérieusement plongé, il touche le froid,... si je réchauffe ça craint le retard pour le film...
20h25...
- Bonsoir Madame, nous effectuons des travaux dans votre quartier et à la demande de nombreux propriétaires, nous proposons de passer vous faire un devis pour des fênêtres à double vitrage.
- Je suis locataire, bonsoir...
Mais qu'est-ce qu'ils ont ce soir ? Ils vont me lâcher ? La planète entière sait que je veux me mettre au vert ce soir et regarder un film relax et tout le monde m'appelle, hein, c'est ça ??
Allez, brosse à dents et au lit, les enfants... Je serai à l'heure devant ma télé... pour une fois que je la regarde, doigts de pieds en éventail, sourire gauguenard, respiration profonde, tablette de chocolat, pyjama chaussettes couette et lunettes, détente garantie...
20h40...- Bonjour Madame, c'est pour un sondage qui ne prendra que quelques secondes !
Moi, stoïc :
- Dommage, les quelques secondes qui vous étaient imparties sont écoulées, au revoir !
21h45...
ça c'est le bouquet car à cette heure là, j'appréhende tout de suite une mauvaise nouvelle et je suis loin de penser qu'il y a encore quelqu'un, quelque part sur cette planète qui bosse dans un service d'appels téléphoniques quelconque ! Un employé qui fait du zèle, de ceux qui ont bêtement cru que pour gagner plus, il faut travailler plus ?! Y'en a ?
- Bonsoir, je ne prendrai que quelques minutes de votre temps, Madame, c'est juste une question !
- Je n'ai pas de temps pour vous répondre, vous avez vu l'heure ?
- C'est pas gentil, ça Madame, je vous appelle gentiment et vous ne voulez pas répondre à ma question ?
- Non
- Je vous pose la question, y répondre ne prendra que quelques minutes...
- Non
Je suis stupéfaite ! Je lui ai déjà dit non trois ou quatre fois poliment... rien n'y fait, il continue comme si j'étais devenue le challenge qu'il doit relever à tout prix... Après tout, ça se trouve chez lui, il est 11 heures du matin, il a tout son temps ! Ou alors, il a fait un pari avec ces collègues, ceux qui lui ont passés mon numéro pour qu'il s'acharne, lui aussi... Moi je voudrais voir la fin de mon film ou me coucher tôt, finir de ranger quelques bricoles histoire de moins cavaler demain... et je me fais agresser, chez moi, par un inconnu qui refuse de prendre pour vrais mes arguments !
- Sortez-moi de vos listings et précisez à votre direction que je ne souhaite recevoir aucun appels au delà de 19 heures.
- Mais Madame, si je vous appelle avant 21h30, vous serez au travail, je ne pourrai jamais vous joindre et faire le mien de travail !
- Là, votre travail consiste à emmerder sévère la ménagère de plus de 40 ans à partir de 21h30, c'est ça ?
- Euh, Madame, vous m'insultez !
- Ah ? Je vous demande juste de ne pas me téléphoner à une heure où je ne reçois aucun appel téléphonique sauf extrème urgence de ma famille... Tiens, l'annonce de la mort de ma mère par exemple !
- Condoléances
- Merci
- Juste une question : "Combien payez vous d'impôts dans votre foyer?"
- Ma mère n'est pas morte...
- Mais cela ne répond pas à ma question
- Pas encore
- Je repose la question : "Combien ... ?"
- ça viendra
- Comment ça oui ? Madame, si vous ne répondez pas à ma question, vous me faites perdre mon temps ! J'espère que vous le comprenez !
- Tout le monde est mortel
- Alors je vous repose la question : "Combien payez vous d'impôts ?"
- Trop - Pas assez - Suffisamment - Moi non plus !
- ?? Madame... nous n'allons pas y passer la nuit !
- J'ai tout mon temps !
- ??
- Je vous écoute...
Ah mais !! Moi aussi je sais jouer au "qui perd perd" ...
Et je bénie et j'embrasse les pieds de celui qui a inventé le décodeur à puces et qui m'a ainsi permis... grâce à la fonction "pause", magique fonction... de ne pas perdre une miette de mon film et d'en visionner la fin après cet appel marketing ubuesque...
Il me fallait ça pour réussir à me détendre à nouveau... avant d'aller me coucher ! Sans voir la fin du film, je me serai pendue avec le fil du téléphone (très difficile à réaliser de nos jours avec nos appareils sans fil, mais bon... J'aurai été désespérée, quoi... et pas prête de trouver le sommeil !)Et vous, des nouvelles fenêtres à double vitrage ? une magnifique cuisine aménagée comme vous en avez toujours rêvée ? des tuyaux percés pour payer moins d'impôts ? des placements financiers défiants toute concurrence en pleine période de crise boursière mondiale ? Vous arrivez à raccrocher ?? à rester zen ? polie ? ou vous aussi, vous sortez de vos gonds pour être respecté ?
samedi 13 décembre 2008
Dis Maman, tu crois à une vie après la vie, toi ?
Bon, vous avez compris la scène, je voulais en fait vous parler aujourd'hui de tout à fait autre chose, je reprends :
Ce matin, donc, je suis fiévreuse au lit... et ma fille, 11 ans, entreprend une conversation, suite à son dernier cours d'histoire, passionnée par les religions et l'histoire des Egyptiens, des pharaons qui croyaient à une vie après la vie... au point de garder leurs vicères dans des bocaux, à portée de main, au cas ou le pharaon en aurait besoin pour se réincarner... Et là, elle me dit :
- "Moi je crois à la réincarnation et toi ?" Je tente un
- "Ben, c'est difficile, comme on ne se souvient pas d'avant d'envisager avec certitude ce qui se passe après, non ?"
Elle poursuit, - "Avant ? Oui, c'est vrai je ne suis pas certaine de ce qui m'est arrivé... Mais moi je suis sûre qu'en moi, j'ai l'âme de Marie-Hélène ! " Elle semble à la fois, fière de sa répartie et inquiète de ma réaction... me guette du coin de l'oeil, attentive. J'avoue que comme ça, direct... après la nuit que j'ai passé cette semaine à pleurer ma soeur, j'ai un choc... Elle connait mes pensées, elle lit mon blog ou quoi ? Alors, je lui dis
- "Ah ?"... c'est un peu light comme propos, j'en conviens mais bon, je suis estomaquée... et fiévreuse, je vous le rappelle !
- "Moi, je suis convaincue que l'âme prend son temps pour choisir de revenir à un autre moment, mais dans la même famille ! Toi par exemple, tu dois être... " Elle semble se concentrer un instant puis poursuit
- "Je sais pas moi, l'âme de Pépé Jules ?"...
- "Euh, excuses-moi ma fille mais Pépé Jules est mort en 1974 (ça j'en suis sûre, j'ai recherché dans mes souvenirs la nuit dernière)... et moi, je suis née en 1961... Donc, si je crois à ta théorie, son âme ne peut quand même pas être venue chez moi avant d'avoir quitté chez lui !?... "
- "Ah oui, tu as raison, alors comme tu as connu tes arrières-grands-parents, il faut remonter beaucoup plus loin" pensive, elle réfléchit les yeux rivés au plafond, " mais quand j'y pense, ça fait du monde tout ça, et ça remonte vraiment loin !" Je m'engouffre dans cette distorsion du temps et j'argue :
- "Ah, tu vas pas tarder à me voir en réincarnation d'un homme de Cromagnon, là ! Je te vois venir..."
- "Peut-être que t'as raison... ou alors une période plus récente, quand même, mais assez lointaine !"
- "Un homme ? Tu crois que l'âme d'un homme pourrait choisir de revenir dans le corps d'une femme ?" Je la vois mi-sérieuse mi-amusée avant qu'elle ne dise
- "Oui, j'en suis sûre ! Toi, tu devais vivre à l'époque des flèches !"
Bon, immédiatement, je m'imagine en indien avec mon arc et mes flèches, franchement à 39°8, ça me va très très bien !! Avant que ma fille ne prenne définitivement pour un indien réincarné tournant lors d'une danse effrenée
et pour vérifier jusqu'où va cette "nouvelle" théorie, je tente un - "Et si tu étais l'âme de ma soeur, tu aurais quelque chose à me dire ?"
- "Ben oui"... et se blotissant tout contre moi avec une douceur et un amour qu'elle seule sait donner en une fraction de seconde, instantannément connectée au coeur des autres, elle me murmure
- "Je t'aime petite soeur"...
et pour ne pas finir la discussion dans un étrange câlin ou, la fièvre aidant, je serre dans mes bras, ma grande soeur et ma petite fille... je lui demande... mais c'est encore toute une autre histoire que je vous raconterai plus tard !
Alors, une vie après la vie, vous y croyez, vous ? Et toi, tu étais qui avant cette vie ??
vendredi 12 décembre 2008
Insomnie en eaux profondes
Je vis depuis des années avec ce lac de tristesse que je ne savais pas enfoui au fond de moi. J'entreprends d'en sortir, je sens que si je laisse les larmes couler... mais c'est trop tard, je pleure et c'est plus fort que tout. Je sens que les sanglots ne sont pas loin, comme à l'époque de la mort de ma soeur, Marie-Hélène.
J'observe ce lac, sa surface est lisse, pas un mouvement ne le perturbe tant que je ne pleure pas mais chaque larme versée devient comme un ricochet à sa surface, troublant par cercles de plus en plus petits l'eau qui se met à frissonner ! J'ai froid. J'ai l'impression que si je rentre dans le lac, je n'aurai qu'une envie : couler à pic... me laisser entraîner par le chagrin enfoui là, souterrain, source interrissable. Je me raisonne, je pleure un chagrin vieux de plusieurs dizaines d'années, je ne comprends pas pourquoi ? Pourquoi cette nuit ce chagrin vient-il me réveiller ? Moi qui pensais avoir réussi à, non pas oublier, je ne veux pas oublier, mais à l'avoir intégré ! Je ne sais depuis quand, je n'arrive pas à me souvenir de l'année de sa mort, ni de la date exacte ? 1974, non... 76 ? probable. Quel âge aurait-elle aujourd'hui ? Je ne sais pas, le temps n'a aucune importance, il n'a pas érodé mon chagrin, le temps ne l'a pas effacé, seulement enfoui, logé au coeur de moi-même. Je n'arrive pas à me reconnecter au temps passé, alors j'égrenne ma journée... Que s'est-il passé aujourd'hui ? un diner avec des amis... une AG de l'association dont je suis membre fondatrice, une toux carrabinée qui m'a fait annuler un déjeuner avec une amie... Je prends soin de moi, je veux me reposer et surtout ne pas la contaminer, sa santé est fragile, donc précieuse en ce moment... Peut-être ai-je peur de la perdre ? Pourtant, je pense qu'elle va venir à bout de cette saleté de cancer qui l'a surprise l'hiver dernier. Mais cette nuit, ce n'est pas ce que je pense ou ressens consciemment qui me tient éveillée... Il est déjà 5h, je ne dors toujours pas, je n'ai pas fini d'explorer mon lac intérieur. Je n'ai pas dit suffisamment à mon amie combien elle compte pour moi.
Que s'est-il passé d'autre ? Et là, soudain, gentil souvenir de la matinée... Une parenthèse ouverte comme j'aime en avoir dans une journée, une fenêtre paisible... J'attendais une cliente, encore quinze minutes avant qu'elle n'arrive alors je me suis lancée à l'assaut de mon téléphone et j'ai appelé une amie, nouvellement rencontrée : Marie-Hélène, (tiens donc, tu penses bien que ça ne m'avait pas échappé cette similitude de prénom, d'ailleurs quand j'ai senti que je pouvais me lier d'amitié avec elle, je lui en ai parlé, comme par honnêteté, qu'elle sache tout de suite que je pouvais parfois la regarder en ne voyant pas qu'elle, peut-être, même si j'évite ce genre de ... confusion ; mais le risque étant là !)
Coup de fil enchanteur, je ne sais pas si elle va être disponible ou en rendez-vous ? Son téléphone m'envoie un chant d'oiseau... je suis déjà propulsée à la campagne, même si elle n'est pas là, cet appel m'aura déjà fait du bien ; elle décroche et semble avoir un peu de temps pour prendre l'appel : joies et échanges, chacune dans une pause tranquille... Je l'imagine à Reims dans sa maison que je n'ai jamais vu... (le chant de l'oiseau m'a conduite en pleine campagne... alors qu'elle est citadine, je le lui dis, on rigole...) J'écoute, je partage... J'ai l'image de ses yeux rieurs, d'un iris superbe, sa voix chantonne. Je ne réalise pas que ma cliente est en retard, seulement quand l'interphone me rappelle à l'ordre... Déjà 25mn que nous discutions, rigolions, parlions de tout et de rien, conversation teintée parfois d'échanges profonds puis de légereté, l'amitié agrémenté de gaité, une pause dans ma journée qui a repris le fil de son cours tranquille... Je ne travaillerais pas beaucoup aujourd'hui pour réussir à chasser cette vilaine toux et ce mal de tête tenace voilà déjà plusieurs jours.
Depuis des années, j'ai eu du mal à apprécier les "Marie-Hélène", j'ai toujours un mal fou avec les personnes qui portent ce prénom, comme si il exigeait de la femme qui le porte d'être plus, d'avoir un truc en plus, ou d'être différente de ma soeur pour que je puisse l'aimer aussi, mais je sais que j'ai une exigence : que ce soit une personne "alignée", qui se respecte elle-même et qui respecte les autres profondément, de cette authenticité là que probablement le décès de ma soeur m'a fait appréhender... Là, justement, je l'ai approché et j'ai rencontré une femme pleine de douceur et de sincérité, attentive, réceptive et pleine de gaité et d'humour (elle a certainement de mauvais côtés, aussi... Mais je ne la connais pas encore suffisamment pour le savoir... Tu vois, ce stade de l'amitié naissante... ou tu sais déjà que tu apprécies l'autre au point d'être indulgent sur certains de ses travers que tu n'accepterais pourtant chez personne d'autre !) Bref, j'ai donc appelé Marie-Hélène, comme ça pour papoter, ce que je fais rarement ! Et soudain, cette nuit, à 3 heures du matin, je réalise le manque de ma soeur ! C'est probablement cela qui s'est reconnecté à l'intérieur de moi, la pièce du puzzle qui donne accès au lac ! Et ce soir, au diner... N' étions-nous pas entre amis, autant de lacs intérieurs successifs que je n'ai qu'entrevus, mais que je devine, quels sont leurs manques ? Saurai-je par ma simple présence, réconforter leur tristesse qui pourtant ne s'exprime pas ; le diner était joyeux... chacun partageant ses projets, l'achat d'une voiture neuve, le ski à noël, la dernière croisière, l'inquiétude des plans de licenciement a pointé aussi son nez, quand même... mais c'est l'annonce d'une naissance pour le mois de mai qui a clôturée la soirée. Extraordinaire attente ! Fabuleuse suprise... magnifique sortie de crise... Une bonne soirée amicale, une journée paisible et au détour de l'insomnie, c'est seulement ma nuit qui ne l'était pas !
Alors, j'ai laissé des questions sans réponse : je n'ai pas voulu connaître la température de cette eau là... je ne sais pas ; même si, dans un bain de larmes, j'ai nagé pendant plusieurs heures dans ce lac, j'ai nagé jusqu'à l'épuisement, jusqu'à m'endormir ne parvenant pas à le traverser ni en largeur ni en longueur, tellement grand que je ne pouvais jamais apercevoir la berge d'en face... m'éloignant de plus en plus... J'ouvrais les yeux que je fixais sur mon mari, je me suis accrochée à sa respiration, sa jambe sortie de la couette, la chaleur de son mollet contre le mien... Ne pas le réveiller. Sa seule présence me rassure, je peux continuer de visiter et de mesurer l'ampleur du manque de ma soeur. Chaque fois que la douleur est trop grande, j'ouvre un oeil et la vue de sa présence me rassure, je sais avec certitude que je ne coulerai pas à pic mais je ne sais pas encore si l'eau est froide ou chaude ? Je baigne en eaux profondes.
Au matin, 8h15... je me réveille en sursaut, sa place est vide, il a laissé un mot sur mon ordi. Il m'a laissé dormir, merci ! Il me laisse un message : merci, il pense à moi, merci. Ce matin, plus qu'un autre, chacun de ses gestes, de ses attentions avaient une importance capitale pour moi... merci d'être là ! Car c'est aussi de ton amour que je guéris du manque.
vendredi 28 novembre 2008
T'as pas froid aux oreilles, toi ?
(photo prise sur les docks à Götteborg - suède)
jeudi 27 novembre 2008
Conseil de classe
L'espace d'un instant, j'ai espéré un dialogue... La valse des notes commence, les bons élèves, les moins bons... C'est le début de l'année mais on peut déjà ressentir que certains élèves ont su mettre les profs dans leur poche, les faire adhérer à leur stratégie... Tel prof soutient l'élève qui vient lui demander de l'aide à la fin de chaque cours, transmettant son inquiétude selon certains, se dédouanant de travailler selon d'autres. C'est incroyable comme les interprêtations sont différentes d'un enseignant à l'autre mais chacun exprime son point de vue sans que cela n'interpèle l'autre ! S'écoutent-ils ?
Réalisent-ils que pour les mêmes notes certains élèves sont qualifiés de brillants et d'autres ont tout juste des résultats satisfaisants ?
Je veille à l'équilibre... dosage savant à maîtriser ; une intervention importante pour soutenir l'élève timide que le corps enseignant voudrait voir s'intégrer et bavarder avec les autres. Ne peut-on être solitaire, différent quand on a onze ou douze ans ? Savant dosage pour que l'intervention soit crédible, entendue, soutenante pour l'enfant dont on traite le "dossier"... Etre trop interventionniste au conseil de classe, c'est prendre le risque de n'être pas entendue du tout... Je vérifie, je calibre l'impact de mon intervention. Je renifle pour comprendre de qui pourrait venir le soutien, je regarde les profs tout en prenant des notes à toute vitesse... Faut faire vite, dans une heure, nous aurons traité le dossier de trente jeunes collégiens. On dirait que l'on s'apprête à battre un record, que le timing a une importance capitale. L'appréciation du proviseur principal figurera en bas de bulletin, juste ou pas... Cela donnera lieu à des échanges familiaux ou un silence délicat, selon les cas... Certains kidnaperont le courrier et les parents ne le verront jamais...
Certains enfants en difficultés mériteraient bien plus que quelques minutes sur les notes qu'ils ont obtenus. Le système n'a pas prévu leurs difficultés... Elles sont probablement liées à des lacunes, renvoyer la balle le plus loin possible quand on ne sait pas jongler, ne pas avoir l'air ridicule... J'ai des mauvais élèves dans la classe mais ils devaient déjà être mauvais avant... Que peut-il bien se passer dans la tête de certains professeurs ? Quelle est donc la motivation à faire cours à seulement une partie de la classe ? Se peut-il qu'on se vexe de ne pas entraîner tous les élèves à réussir dans sa matière préférée ?... Je ne comprends pas l'acharnement collectif qui est mis à ne pas soutenir un élève en difficulté, qualifié de "gentil mais pas concentré", "n'y arrivera pas cette année !", "Il faut soutenir ton attention en cours"... le redoublement est déjà prédit pour certains, sans qu'un plan d'actions quelconques ne soit envisagé !
Dans cette école là, je suis contente de ne plus y aller pour apprendre ! Je suis contente d'y retourner pour veiller à faire le lien entre les parents et les profs de ces enfants-là, ceux précisément qui ne comprennent pas du premier coup, ceux qui n'ont pas encore réussi à la fin du premier trimestre à comprendre ce que l'on attend d'eux, ceux qui ne viennent déjà plus en cours, arrivent en retard, signent eux-mêmes leur carnet de correspondance ! En sixième... Si personne ne les aide, que ce passera-t-il pour ces enfants-là ?
Le pompon du conseil, c'est quand le proviseur échange avec les parents sur les difficultés rencontrées par un des professeurs, absent à ce conseil... dommage... et nous dit : "nous avons fait des propositions au professeur qui les a décliné, pour moi, c'est un problème réglé !"
J'espère que le professeur de maths qui était à ses côtés a pris note de cette nouvelle définition : Un problème réglé est un problème auquel j'ai tenté d'apporter une solution qui n'a malgré tout par résolut le problème : Exit le problème, il n'y a que des non-solutions !!
Je me demande bien ce que les délégués des élèves présents à ce conseil, comprendront de cette démonstration ?