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mercredi 31 mars 2010

lundi 22 février 2010

Costumes bulgares ou... une histoire d'amour !


Bon, il faut une heure d'entrainement pour réussir à prononcer correctement son nom, mais quelques minutes pour apprécier ses planches de costumes tous plus beaux les uns que les autres ! Венера Наследникова (prononcez Vénéra Naslednikova), racontée par sa fille Maria.

Moi j'ai adoré les costumes de mariées et les histoires qui vont avec ! Par exemple, la manière de se tresser les cheveux (une natte ou deux), d'avoir ou pas les cheveux couverts, la signification du tablier blanc, porté dans certaines régions seulement par les jeunes filles prêtes à se marier...


De délicieuses histoires d'enlèvement quand les familles s'opposaient au mariage de deux jeunes gens ! Exactement comme mon arrière grand-mère me l'avait raconté, alors que j'avais à peine treize ans !
Mon arrière grand-père s'est présenté à cheval sous son balcon à la nuit tombée car leurs parents refusaient d'entendre leur amour...
Il l'a donc enlevée, à cheval : ils se marièrent, vécurent longtemps et eurent trois enfants, dont ma grand-mère. Mon arrière grand-père mesurait deux mètres, mon arrière grand-mère était un petit gabari... Je l'ai connu âgée, donc elle avait rapetissée mais n'a jamais dû dépasser le mètre cinquante. Et encore, en se tenant bien droite !... Moi, je trouvais ça d'un romantisme à faire rêver, faut dire que ses yeux pétillaient encore de bonheur en racontant son histoire d'amour. Je n'avais pas vu du tout le côté difficile de l'histoire, la lutte contre ses propres parents, le caractère qu'il faut avoir, l'assurance, la certitude de ses sentiments. Faut dire que pour souder un couple, rien de tel à mon avis que de le construire dans l'adversité ... Histoire de prouver au monde entier l'amour qui nous lie. Je crois que j'ai dû transmettre un bout de cette histoire, pourvu que l'amour aussi continue de se diffuser au fil des générations actuelles et à venir !

mardi 6 janvier 2009

Le soir où j'ai refait le monde !

Ce soir, j'étais dans un lieu incroyable pour écouter une musique qui était tout autant extraordinaire !!

Comment vous dire ?

Imaginez que vous descendez les marches sous la pyramide du Louvre et que là, magiquement, vous découvrez l'orchestre installé spécialement pour vous, jouant une musique qu'à la fois vous n'avez jamais entendu et que pourtant vous avez l'impression de connaître déjà !

Ces musiques qui vous entraînent loin, loin... au tournant et détour des épisodes qui ont fait et défait ce monde et là, tour à tour, vous explorez la planète !

« Avec mon accordéon, je souhaite raconter dans chaque note, dans chaque respiration, les émotions vives : leur lot de sourires et de larmes, d’incertitudes et d’espoirs. » nous dit Raül Barboza, accordéoniste argentin. Et il y parvient vraiment !!
Cliquez pour entendre Raül Barboza et l'Alter quintet

Je comprends pourquoi ce soir, en l'écoutant jouer avec l'orchestre de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, incroyables artistes amateurs... accompagnés par l'Alter Quintet et 80 choristes !... je comprends pourquoi j'ai eu le sentiment de refaire le monde, lutter contre le racisme, l'esclavagisme...

C'est ce que nous raconte cette musique ! J'ai pensé à l'auteur Argentin Arnoldo Calveyra dont j'aime décidément la poésie... la simple légereté avec laquelle il nous entraîne vers la lueur du monde, notre fin inéluctable et les détours de nos vies intérieures ! A Roger, d'une douceur d'homme incroyable, que j'aimerai prendre dans mes bras avec la tendresse d'une fille, mais ces choses là ne se font pas facilement, alors mes pensées ont volées vers lui, son grand âge, sa sagesse, sa gentillesse, sa prestance !!... sa souffrance aussi...
Mieux qu'un réveillon, cette soirée m'a éveillé à moi-même, à l'amitié et sa chaleureuse présence, discrète mais là, simplement ; de ces moments singuliers que l'on peut partager, sans presque rien dire mais avec une joie sans égal.
Un chavirement, comme un changement de bord en voilier un jour de gros temps... des sensations, des émotions tellement vives qu'elles nous surprennent et nous clouent le bec puis nous ramènent à un prodigieux calme, comme par enchantement suivant les voix des choristes ! Difficile à raconter avec des mots...
Et puis, quand vous levez la tête, vous pouvez apercevoir au travers de la pyramide, les tours du Louvre... Vous êtes soudainement ici et ailleurs, maintenant et projettée dans le temps d'avant, d'après... Etrange instant magique, bercé au son de l'orchestre au complet qui chante, fredonne... même le violon s'essaye à être une guitare ou une mandoline l'espace de quelques mesures. Chacun change de place pour voir les choses différemment, pour les dire ou les exposer au grand jour de sorte qu'on se comprenne mieux, que l'harmonie soit présente sur cette planète un peu plus... également répartie...
Bref, des soirées comme je voudrais en vivre plus souvent qui nous conduisent encore plus près de "qui suis-je ?", avec qui partager les moments les plus forts de notre vie, comment comprendre le présent au fil de l'histoire, quoi faire de notre héritage familial et culturel, quelle issue à nos petits problèmes ordinaires, comment apporter plus de bonheur à ceux qui comptent pour nous ?... De celles où l'on refait le monde, le temps d'une soirée... et puis on se rassemble, on reprend ses esprits, on oublie, on recompile les données qui se sont entremêlées, on repart d'un autre pied, d'un nouveau regard vers une destinée que l'on croit avoir frôlé des doigts !

dimanche 30 novembre 2008

Le louisiana, je tiens à moi !





Promis, juré... quand je retourne à Copenhague, je retourne au Louisiana !




Ce magnifique musée où j'ai eu un plaisir fou à me promener... On a envie de tout là-bas ! S'inscrire à l'atelier des enfants et peindre en compagnie des animateurs... Se ballader dans le parc et jouer à cache cache au milieu des statues d'Henri Moore ou de Louise Bourgeois... Comment est-il possible de se retrouver dans ce lieu, face à la mer et d'y être insensible ? Comment ne pas avoir envie d'y retourner ? Encore une joie, une fois, joli lapsus... Face à la mer, entre deux statues, j'étais sereine, empreinte d'une liberté de rire haut et fort, le soleil était insolent, la mer calme. Le pouvoir du voyage et de la découverte, la magie de l'Art, la capacité de réunir en un même endroit les paysages et les artistes, les oeuvres et les jardins, les terrasses et la mer...



M'amuser à écouter parler dannois tout en ne comprenant pas... Et soudain réaliser que ce brouhaha des langues étrangères contribuait à m'ennivrer comme si, dans ce lieu, je ne pouvais que me comprendre moi-même ! Le sentiment d'avoir les idées claires et de tenir à moi, à l'amour qui m'accompagne et marcher dans ses pas, une certitude, Copenhague, une destination que je n'oublierai pas !...

mercredi 26 novembre 2008

100 ans d'insolence...


100 ans... ma grand-mère les a déjà dépassés de quelques années mais à côté de l'insolence de Louise Bourgeois, elle parait d'une grande sagesse.


Moi, je voudrais avoir de cette insolence là... Garder le verbe agile, la prestance et la rapidité de la phrase bien tournée, bien "envoyée".

Je me souviens d'un prof qui disait de moi "L'impertinence de Claire n'a d'égale que son insolence"... J'étais flattée et même si cela me joue parfois des tours, même si je suis souvent incomprise quand soudain il me vient l'envie tenaillante de défendre un point de vue comme si ma vie en dépendait, soudainement, je m'applique à convaincre, à aiguiser le verbe, à jouer des mots pour le plaisir de l'échange... et même si parfois l'Autre se méprend, si par erreur il me croit insolente et ne me comprend pas, je veux garder cet état d'esprit qui me relie à ma nature, à ma conviction profonde que la franchise est une qualité et que non, décidément, non... je ne gagnerai rien à apprendre l'hypocrisie !

J'en ai pris pour 100 ans, tenez-vous bien 100 ans d'insolence à votre service !... Armez-vous de patience, affûtez votre capacité de compréhension, je ne vais pas calmer mes ardeurs dans les débats comme si il y allait de ma vie, de mon intégrité !... Je veux rester "brut de décoffrage", égale à moi-même, sans surprise, sans méprise... et pourtant, il y en aura, car à coups sûrs, vous ne me comprendrez pas.
Comme celui de Louise Bourgeois, mon message emprunte aux souvenirs d'enfance, aux émotions, aux sentiments et j'espère bien que vous serez sensible au langage du coeur qui est aussi le mien, entre insolence et compréhension, à la bonne vôtre !!