mardi 17 novembre 2009
Emprise ottomane !
mercredi 11 novembre 2009
La clef !
Plus une seule clef en poche et un billet d'avion aller simple... Je réalise soudainement que je laisse tout derrière moi, que je suis dans un espace de transition, sans rien dans les poches que mon passeport et mon "éventuel" billet d'avion : eh oui, mon mari a pris les billets pour que nous le suivions à l'étranger et n'a pas réussi à l'imprimer : je n'ai donc même pas de billet d'avion en mains !
Tout à coup, me voilà en prise directe avec moi-même : pas de clef, pas de billet, une destination en tête et la compagnie des miens (quand même !), une forme de dépendance à l'autre qui me gratouille, m'inquiète et m'indiffère à la fois.
Je laisse à Paris mes enfants adultes, mes petits-enfants... mes amis, mes clients, ...
Et la peur me poursuit... fantôme accroché à mon porte-clefs vide ? Et si je n'arrivai
nulle part ? Et si tout cela n'était qu'un rêve ? Et si je n'avais plus de toit au dessus de la tête pour protéger ma famille, me mettre à l'abri, me blottir dans mon canapé avec un bon thé quand l'hiver pointe déjà son nez ?!... Et si je n'élucidai jamais le mystère des clefs ?
Une journée sans nulle part, sans un petit coin à moi, sans protection, sans rendez-vous sauf avec moi-même, sans projet particulier qu'y aller... dans ce nouvel endroit, ce nouveau chez soi, qu'il faudra aménager, ranger, s'approprier, découvrir, décorer, partager à nouveau !
Une journée sans clef, suspendue au temps, à l'espace, j'ai le sentiment d'avoir vécue en l'air au milieu de nulle part, dans un espace que je n'avais jamais visité et où rien ne m'était connu : je me suis sentie timide, nue, jeune, incertaine, et à la fois insouciante... renouvellée, éveillée, rebelle et insouciante mais aussi posée, détachée, étonnée, portant un autre regard sur les évènements, les choses, les gens comme réalisant soudain ce rêve de partir sans laisser d'adresse, partir pour ne pas revenir, partir loin sans personne, sans attache ! un temps ou même les pensées n'ont pas le même rythme que d'habitude, ou les questions ne se posent plus.
Réalisant à quel point seules certaines choses sont réellement importantes pour moi.
Comme j'aimerai avoir ce détachement, aux choses, aux objets !Quand j'ai eu à nouveau les clefs de chez moi, de chez nous... J'ai eu l'impression d'attérir à nouveau, de reprendre pied, d'avoir des racines quelque part.
Partie sur la pointe des pieds, je n'ai pas prévenu tout le monde : comme un défi lancé... Certains se rendront-ils compte de mon départ ou le réaliseront-ils dans un an ou deux, quand je serai déjà revenue ? Ce mystère est délicieux, amusant, intrigant et me laisse un arrière goût semblable a celui de cette journée sans clef : un mélange de questionnement et d'indifférence.
Quelle aventure, cette absence, ce vide, ces sensations nouvelles, ce goût que l'on ne peut reproduire ou décrire. Imperceptible et pourtant si tenace.
Mon trousseau de clefs a pris une autre dimension, je porte sur lui un regard nouveau, plein de respect ! Je n'oublie jamais plus où je le mets, c'est encore pour moi, le signe d'une sécurité élémentaire qui m'est essentielle. Maintenant, je le sais !
Mes clefs sont devenues symbole des gens qui comptent vraiment pour moi, car au delà de ce voyage, c'est la seule préoccupation qui était pour moi présente au milieu de cet espace inconnu : ceux auxquels je tiens, les reverrai-je, saurai-je entretenir les relations à distance avec eux, être là quand ce sera important pour eux, partager à nouveau leur préoccupations, savoir être aidante, aimante si loin ? La clef est dans le futur... pas du tout accrochée à mon trousseau comme je l'ai cru le temps de quelques minutes...
jeudi 26 mars 2009
Avoir le temps...
Avoir le temps d'écrire, de penser, de tourner en rond... de danser, chanter, courir... organiser, rêver, se prélasser, dormir... Je cours après le temps mais quelqu'un a dû l'attraper avant moi car je n'en ai pas une miette !
Alors comment faire pour réaliser les milliards de choses à faire des plus intéressantes au moins élaborées ?
Mettre la maison en ordre, faire son lit, laver la vaisselle... même remplir le frigo et concocter un petit dîner devient une gajure !
Alors si il s'agissait de décorer l'appartement, choisir de nouveaux rideaux, acheter un tapis, marchander, négocier, peindre et repeindre...
Allez... je prends un peu d'élan et je lance "Cercles ouverts" ! Un accueil en appartement pour créer un espace ouvert ou nous pourrons ensemble découvrir, prendre le temps, déguster, écouter...
Le premier... l'inauguration sera "goûtez lyrique" un récital avec deux chanteuses et un pianiste, histoire de mettre à la portée de tous le chant lyrique... en avril et puis ensuite, nous recevrons en mai un conférencier sur "l'apprentissage de soi"... Comment de Socrate à nos jour, les exercices spirituels nous conduisent à mieux nous connaître ?
Ensuite, nous repenserons au public des familles avec leurs enfants... en juin pour un "petit chaperon rouge en latin"... Bref, les idées ne manquent pas et le temps s'organise... Allez, on y croit !
Cercles ouverts, comme un temps suspendu au milieu de la fièvre acheteuse, du printemps et de la fin des virus, et en plein coeur de la crise... alors, sortons un peu, en cercles ouverts, histoire de nous réunir, nous changer les idées, nous voir, nous réjouir, nous découvrir...
Allez, c'est pas le tout mais... faut que je range l'appartement pour vous recevoir, que je fasse accorder le piano, que j'envoie l'information pour avoir des inscriptions, que je gère les inscriptions, que je prépare des petits fours... que je pense à acheter des fleurs...
Alors, vous courez vous aussi... ou vous sautez à pieds joints dans un cercle ouvert ! Je vous assure, c'est une bonne solution dans sa course après la montre !!